Depuis une vingtaine d’années, Cyril le Tourneur d’Ison parcourt le monde pour en rapporter des images se situant au confluent du voyage et du témoignage. Devenu photographe après des études de géographie tropicale, il publie son premier grand reportage après un voyage clandestin de quatre mois en 1987 dans les confins d’un Afghanistan occupé par les Soviétiques. En 1990, il obtient un world press pour ses photographies consacrées aux populations de l’Indus au Pakistan. Pendant quelques années le photographe coproduit avec l’agence Sygma puis l’agence GLMR avant de retrouver un statut indépendant et d’établir des collaborations régulières avec la presse magazine française et étrangère.
Depuis 1993, il réalise chaque année pour un magazine féminin des portraits de femmes engagées dans l’aventure humanitaire. En 2000, un livre au Chêne et une exposition à Perpignan au festival Visa pour l’Image concluent un travail de deux ans sur des chroniques ferroviaires autour du monde. Du Proche-Orient, où ses voyages le mènent souvent, il passe du carnet de voyage en Égypte à un témoignage sur la jeunesse dans la Bande de Gaza.
En mai 2006, un reportage sur la pollution en Équateur lui a valu de participer à une exposition sur la photographie engagée à la Bibliothèque Nationale de France. Dans ses voyages, les portraits de villes, de Mexico à Hanoï ou Lahore en passant par Damas, alternent avec des sujets liés au Patrimoine mondial comme les forteresses paysannes du pays Hakka en Chine, où les royaumes du Nil au Soudan.
Enfin le photographe développe un intérêt pour l’art de vivre. Une partie qu’il consacre au monde du vin - un livre en cours aux éditions Minerva La Martinière - et l’autre partie à celui des hôtels de rêve à travers le monde pour des magazines art de vivre. Son éclectisme dans le choix des sujets abordés révèle une passion pour l’image fixe. Une orientation pas toujours simple dans le monde de la photographie en pleine mutation technologique et esthétique.
Aujourd’hui son approche du voyage à travers la photographie cherche à intégrer davantage les exigences du réel et de l’humain pour aller vers une expression plus sincère, et donc moins complaisante, des « images d’ailleurs ».